La France s’élance dans une bataille épique pour dominer les câbles sous-marins : découvrez comment elle compte y parvenir !

Christophe lesaint

La France navigue sur les eaux profondes de la connectivité mondiale, déployant ses navires tels des conquistadors numériques à la recherche de trésors cachés dans les abysses océaniques. Avec une présence maritime aux quatre coins du globe, le soutien du gouvernement et de solides entreprises industrielles, la France est en pole position pour contrôler les précieux câbles sous-marins face à la concurrence mondiale.

Au cœur des profondeurs océaniques, ces tentacules numériques d’environ 480 câbles, responsables de transmettre 99% du trafic internet mondial, sont l’objet d’une rivalité digne d’un film de James Cameron, opposant les États dans un contexte de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ou de conflit ukrainien..

Orange à l’horizon !

À la Seyne-sur-Mer (Var), l’inauguration du dernier vaisseau câblier d’Orange a clairement annoncé la couleur : la France compte « continuer de jouer un rôle majeur dans ce domaine » face aux acteurs américains et chinois. Un enjeu de souveraineté affirmé et appuyé du haut de la tribune par Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, et – ironiquement – finement soutenu par l’armée des actionnaires dont l’État français.

Cependant, attention aux requins… Les géants américains du net (les fameux Gafam) se jettent également sur cette manne océanique, engloutissant les flux de données entre l’Europe et les États-Unis.

Troublantes eaux chinoises

La Chine, quant à elle, ne fait pas dans la dentelle et tisse sa propre toile sous-marine grâce à ses champions nationaux, notamment à travers ses « Nouvelles routes de la soie numériques ». La France, surfant sur cette vague, peut compter sur des industriels solides tel qu’Orange Marine et Alcatel Submarine Networks (ASN) pour se positionner sur la chaîne de valeur.

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En parlant de valeur, ASN clame haut et fort sa place de « leader mondial » avec une part de marché estimée entre 30% et 35% face à de gros poissons comme l’américain Subcom et le chinois Hengtong.

Orange Marine et ASN, forts de leur flotte de sept navires chacun et ocean conquérants, assurent à la France une position stratégique pour gérer ses propres câbles si jamais la tempête venait à frapper.

Le ballet des câbles

Comme un trésor enfoui sous l’eau, les câbles sous-marins sont à l’abri des regards indiscrets, ce qui n’empêche pas les risques d’espionnage et de sabotage. Le gouvernement français a donc officialisé en février 2022 sa stratégie de défense des fonds marins, souhaitant renforcer ses capacités de surveillance et d’intervention.

L’autre atout de la France reste naturellement sa façade maritime, d’où s’étirent les tentacules des câbles qui relient toutes sortes de destinations à travers le globe. Une bonne manière de mettre les pieds dans l’océan numérique du Pacifique, pile là où tout se joue géopolitiquement parlant… N’est-ce pas, M. Macron ?

Christophe lesaint

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