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couvre-feu à Paris : des taxis pris d'assaut après 18 heures

Transport privé : la tromperie des usagers pour contourner le couvre-feu

En pleine crise sanitaire depuis presque un an, les transporteurs privés prennent la douche froide à force de confinement et couvre-feu à répétition. Ce domaine d’activité a vu 40% des entreprises mettre la clé sous la porte à la rentrée 2020.

Faute de touriste, fermeture des restaurants et lieux de culture et de loisirs, tout ce secteur qui avait de beaux jours devant lui fait grise mine. Cependant, nous remarquons que depuis le début du couvre-feu de janvier 2021, le contact humain, l’isolement et les gestes barrières ne font pas coutumes chez certains irrésistibles gaulois que nous sommes.

En pratique, nous vous proposons de voir ce que risque un chauffeur vtc paris et son passager en agissant de la sorte.

 La déresponsabilisation des transporteurs est de facto la norme pendant le couvre-feu

 Pendant cette période de restriction, les taxistes et les VTC continuent leur activité comme à leur habitude. Depuis bientôt un an, ces professions font l’objet de mesures drastiques concernant la distanciation sociale. Les plaques de plexiglas séparant le conducteur des voyageurs ainsi que l’obligation de désinfecter les véhicules sont observées pour la sécurité du travailleur lui-même et pour les passagers successifs.

Ces derniers ont pour leur part leur attestation de dérogation signé par eux-mêmes lorsqu’il s’agit d’entrepreneurs ou par leurs employeurs.

Observant les demande ou le rythme des réservations, ils ne peuvent connaître la raison de déplacement de leur clientèle et ceci n’est certainement pas de leur ressort.

couvre-feu : interdiction de sortie après 18 heures

Vers un contrôle renforcé des clients empruntant le taxi à Paris

Quant aux clients, c’est là que la situation devient plus délicate. En effet, les nouvelles dérogations sur le papier sont beaucoup plus coercitives. Et c’est sur point que les passagers peuvent se faire épingler.

Pensant pouvoir échapper aux contrôles de police à bord d’un taxi, les forces de police deviennent beaucoup plus vigilantes afin que la Loi soit applicable à tous.

Effectivement, si les dérogations au couvre-feu sont possibles et ciblent expressément les personnes dans des situations urgentes ou motivées par une liberté de circulation justifiée, ceux que les médias nomment « les grugeurs » ont plus le goût de la fête ou des comités en petit groupe pour pouvoir décompresser dans leur « égocentrisme social ».

 

Des comportements irresponsables menant à petit pas vers un 3e confinement ?

Au plein coeur de la polémique, certaines voix pensent que ce petit jeu du chat et de la souris est profitable aux chauffeurs. Il n’en est rien. Les chauffeurs privés voient dans cette situation une pression de plus s’accentuer sur leur profession. Du travail de journée favorisant des modes de transport écologiques comme le V.A.E, les jours se font de plus en plus incertains et obscurs.

Avec une augmentation des contaminations au Covid-19 et l’apparition des variants anglais, brésiliens et sud-africains, les chances d’aboutir à une troisième phase de confinement sont réels.

Tout en sachant que le sujet que nous venons d’évoquer et qui a pour finalité de se retrouver en groupe dans des lieux clos reste la première cause de formation de clusters et de contamination à grande échelle.

Ceci traduit une fois de plus l’incivisme à grande échelle qui règne dans notre pays et qui pénalise la majorité des citoyens. A ce sujet, le 3e confinement risque de détruire encore plus de PME sévissant dans le transport de personnes et de donner une position encore plus hégémonique pour les plateformes de réservation.

 

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François Spinelli